L'ART DU PORTRAIT

L'ART DU PORTRAIT
L'ART DU PORTRAIT. Bronzino, portrait de Laura Battiferri

Antoine Giacomoni Galerie des Lombards Paris 1983


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Couverture Gina X
Copyright A. Giacomoni
Coll. D. Stass



Maquette : Carles Izard et Catherine Chatel
Photo: Tirages en collaboration avec M. Campbell (Londres)
Photocomposition : Compoexpo (Paris)
Impression : Imprimerie Générale et Bérard (Paris) 







Copyright: Gina Kikoine M.A.

A gauche
Lene Lovitch (Stiff) - Paris 79
A droite
Japan (Virgin) - Londres 82
Copyright: A. Giacomoni
A gauche
Billy Mc Kenzie (W.B) - Londres 81
A droite
Peter Murphy (4. A. D.) - Londres 81
Copyright: A. Giacomoni


A gauche
Nico (Nadett' Duget prod.) - Paris 78
A droite
Kilikini (Nadett' Duget prod.) - Londres 82
Copyright: A. Giacomoni


Fabienne Shine ( C.B.S.) - Paris 79
Copyright: A. Giacomoni


Serge Gainsbourg
Brion Gysin
John Lydon
Copyright: A. Giacomoni


A gauche
Alan Vega (Ze) - Londres 1982
A droite
James White (Animal) - Paris 79
Copyright: A. Giacomoni


A gauche
Holly Beth Vincent (Virgin) - Londres 82
A droite
Paul Simonon (C.B.S.) - Londres 82
Copyright: A. Giacomoni


Scars - Londres 81
Copyright A. Giacomoni

Antoine Giacomoni
Copyright: Sandro Vanahaus






Préface du Catalogue de l'exposition

 "A travers le miroir" 

"Antoine Giacomoni"

 Galerie des Lombards Paris 1983




In front the mirror
the loneliness of the voyeur on the journey to the light





" Mirror, on the wall..."
being mirrored in he light of the truth
throught the eye, the glasses, the lens, the mirror and
.............................................................................................. back
the breath of the photographer is the respiration of the model
the dreams in the mirror are the magic of the mirror
miroir magique  -    a miracle is promised
the glaring shine of the moon is the disillusion : if there is 
much light, there is much shadow, too; what's on the left, is

getting on the right
the cabalistic light of the apocalypse
the photophobia idea as a light appearance : spiritual illumination,
disegno divino interno
surrealistic meeting with yourself : I &I (humanscape) -  we are
gleaming like the mirror
the mirror image blinds
the reflections of the rays of light are lustrous - hasmalim
I see my unmasked heart
I see my denuded heart ... eye flutter

merciless warmth
photographein : not image, but vision
I am stepping through the mirror - I don't leave broken bits behind :
the meditation of the fragility, the secret of the transparency
the stolen mirror
vanitas, vanitas, eternitas
let there be light ! Ner tamidto live in front of a mirror, Baudelaire demands 




Courtesy of  Gina Kikoine M.A.







Alain Maneval
Animateur de radio et de tv.
Producteur de PO GO sur Europe 1
Mirror Session à la galerie des Lombards
1983
Copyright A. Giacomoni
Coll. D. Stass.







Mikado
Musiciens français
Mirror Session à la galerie des Lombards
1983
Copyright A. Giacomoni
Coll. D. Stass.










ANTOINE GIACOMONI

• Exilé à Londres, il a vu défiler toutes
les vagues devant son miroir': des
punks (et punkettes), des nôvô, des
after-mods, des néo-babas, de tous ces
personnages qui composent la scène du
rock anglais.

Galerie des Lombards, 10, rue des Lombards,Paris 4e.
Alain Dister. le Nouvel Obs. Fev 1983.

Remerciements









Critique parue dans GAI PIED HEBDO
5 Mars 1983 # 59
Illustrations:
Robert King, Steve Mac Lauglin et Alan Vega
Copyright: A. Giacomoni / GAI PIED Hebdo




L'appareil photographique, d'abord, c'est toujours noir. Sauf les jouets. C'est métallique et clinquant. Avec l'étiquette "passed". Rien à craindre. Une façon d'être en règle avec l'image, avec le cadre. Tu poses un de tes yeux dans le viseur, dans la boite, et l'autre est fermé, d'instinct: une certaine peur d'être vu à son tour. Mais, vraiment rien à craindre. La chambre noire, c'est le visa pour le pays de l'imagerie. Et les images, tu peux toutes les décrocher si tu veux. Presque. Enfin, il y a la manière. Il y a que c'est ton doigt qui presse le bouton. Et l'obturateur ne cesse son jeu d'anus, se contractant, se desserrant selon le sex de la lumière qui s'engouffre. Le photographe est un défonceur d'images ouvertes. Il roule des mécaniques de l'instant figé, du constat subjectif. Un flash dans la mémoire, à jamais neuf ou jauni. Mais parfois aussi il découvre le feu, la première arme, une vision.

 Antoine Giacomoni a déclaré un certain incendie dans les yeux de ses portraits. Depuis 1977, Antoine Giacomoni, de Londres à Kingston, de l'Asie à l'Afrique, a fait passer un certain nombre de rock stars à travers le chas d'aiguille de son objectif. Un fil de musique tendu autour du monde. La couture est du fait main, dans tous ces visages exposés. Le chas de son aiguille, c'est un miroir dans lequel s'observent ses prestigieux modèles. Un laboratoire ou le patient détaille son reflet surpris par le photographe. A travers ces miroirs, on dirait que Giacomoni vole l'aura de ses personnages, comme le pensaient les Indiens devant les premières chambres noires. On n'a pas le même visage devant l'oeil d'un objectif et devant son propre regard intransigeant dans la glace. L'un s'abandonne au photographe, l'autre se ratrape au bord de l'abime du mercure. Notre regard sur nous-même, dans la terrible intimité du miroir, c'est sans doute la représentation la plus proche de notre véritable identité. On ne triche pas dans ses propres yeux, les cartes sont déjà transparentes. Il y a l'évidence du sort, mais aussi le choix de nos chances. Nous sommes condamnés à être unique. Libres de nos beautés ou de nos laideurs.

 Antoine Giacomoni travail en collaboration avec Mike Campbell pour The Face, Zig-Zag, NME, Rock&Folk, Ongaku Sengu (Japon), Living.
Cette exposition vient enfin consacrer son travail. Elle aura été pour une fois intelligemment organisée par les directeurs de la galerie des Lombards et Serge Francisque qui eurent l'idée de proposer aux stars photographiées de venir y jouer en hommage à Giacomoni. Depuis le 3 février, quelques soirs ont donc vu s'éclater la musique devant la tour saint-Jacques. Malheureusement, la galerie ne contient qu'une centaine de places et tous les concerts improvisés sont privés. Mais rien ne vous empêche de vous brancher... De toutes façons, à l'occasion de cette manifestation, les boites parisiennes vont sans doute s'arranger pour signer quelques contrats avec les stars présente.
Suivez de près cette aventure, c'est assez rare. Antoine Giacomoni, c'est un peu Bowie chantant Andy Warhol.
Copyright Patrick PL. et GAI PIED HEBDO

Remerciements.




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